Poème de Christine Duminy-Sauzeau · Photographies, mise en page et reliure de Géraldine Dubois
Christine Duminy-Sauzeau a écrit ce poème alitée, en observant les détails de la tapisserie au mur. Quelques années plus tard, nous nous sommes rencontrées au Marché de la poésie de Paris et elle me l'a montré.
Petit à petit, son esprit vagabondait et le poème est né. Touchée par sa justesse et sa délicatesse, j'y ai associé des images de bourgeons naissants — formes fragiles et pleines de promesses.
Un hommage à ce qui germe dans l'ombre, à ces détails que seule une attention ralentie permet de révéler.
« Une petite feuille dont l'ovale,
à peine arrondi en haut
— comme l'est une goutte d'eau — s'étire. »
C'était l'un de mes premiers livres montrés en salon. À cette époque je travaillais aussi avec Catherine Liégeois, graveure et éditrice de livres d'artiste, qui utilisait beaucoup ce carré de vingt centimètres. J'ai commencé avec ce format-là : je le connaissais bien et il est facile à manipuler.
J'en ai essayé d'autres ensuite, pour mieux répondre à chaque texte. Celui-ci est un leporello sous couverture cartonnée, imprimé sur Hahnemühle rag ; dix exemplaires numérotés et signés.